Et si votre Mac se mettait à transcrire vos réunions, ranger vos téléchargements ou gérer votre presse-papier pour anticiper vos actions ? C’est la promesse d’Eney, développé par MacPaw, pour amener en douceur l’IA agentique sur Mac et iPhone auprès des néophytes avec un traitement en local et dans le cloud.

Eney : que vaut l'assistant IA pour macOS développé par MacPaw ? ©Clubic
Eney : que vaut l'assistant IA pour macOS développé par MacPaw ? ©Clubic

L’IA a plusieurs visages et sur macOS, Apple a fait le pari de l’implémenter nativement au travers de ses diverses applications. Mais si vous préférez l’idée d’un assistant virtuel en mode agentique, alors il faut passer par un outil tiers. Et c’est sur ce terrain que MacPaw entend vous convaincre avec Eney, un personnage bizarroïde qui se glisse dans la bordure de votre écran et attend vos instructions.

Qu’est-ce qu’Eney ? Un assistant installé dans macOS, pas dans un onglet

Eney est un assistant IA de MacPaw pour Mac et iPhone. Sur Mac, il demande une puce Apple Silicon (la série M) et macOS 15 ou plus récent. Il fonctionne en huit langues, dont le français, et se télécharge sur eney.ai ou via Setapp.

Eney ne se contente pas d’une fenêtre de discussion. Il observe la machine, les applications utilisées, les fichiers du disque, les réunions de l’agenda… Il vous prévient quand un appel va démarrer ou que le disque se remplit, il prépare l’action et vous demande de la valider.

Une idée née en 2019

Le projet date de 2019, explique Oleksandr Kosovan, fondateur et PDG de MacPaw. L’idée de départ était de simplifier CleanMyMac avec des commandes en langage naturel. Mais entre temps, les LLM sont arrivés suivis par les IA agentiques capables d’enchaîner seules plusieurs actions.

Proactif, mais pas autonome

Par défaut, Eney demande votre accord avant d’envoyer un message, de modifier un événement ou de déplacer un fichier. Dans notre capture, l’option « Confirmation des actions » est sur « Demander d'abord ».

MacPaw a publié sa propre étude selon laquelle, aux États-Unis, 81 % des utilisateurs de Mac auraient utilisé un outil d’IA en trois mois, mais 39 % seulement disent que l’IA fait partie de leur façon de travailler. Pour l’éditeur, le blocage vient de la confiance. Il faut dire que des agents sans supervision peuvent d’ailleurs servir à attaquer. On l’a vu à plusieurs reprises.

Mnemos, une mémoire qui sépare les faits des déductions

Mnemos est la mémoire d’Eney. Elle retient vos préférences pour personnaliser les réponses, avec un graphe de connaissances. Plutôt que d’empiler des notes, il s’agit d’une base, littéralement dans un fichier .db, qui relie des personnes, des projets, des préférences et des événements.

La mémoire est séparée en trois sources : ce que vous avez dit, ce qui vient d’une application connectée et ce qu’Eney a déduit de vos échanges. L’assistant indique aussi quand une réponse s’appuie sur un souvenir. Mnemos ne lit ni ne modifie vos fichiers ou vos applications. MacPaw la présente comme locale, mais la politique de confidentialité, qui parle de « Memory », apporte une nuance détaillée plus bas.

Les fonctionnalités d’Eney : de l’écran pointé au compte rendu de réunion

Une interface en quatre entrées

La barre latérale propose Nouvelle discussion, Workflows, Réunions et Signets. Une liste « Pour commencer » suggère six premières tâches : gérer ses téléchargements, fermer ses onglets, résumer ses e-mails… Un double appui sur la touche Option ouvre Eney depuis n’importe où, que l’on écrive ou que l'on parle.

Eney Wand : l’équivalent de Google Lens

Eney Wand agit sur ce qui s’affiche à l’écran. On secoue le curseur ou on tape un raccourci clavier, puis on sélectionne une zone. Eney propose ensuite des actions selon le contenu : traduire un texte sur place, convertir un prix, transformer une date en événement d’agenda, extraire le texte d’une image grâce à la reconnaissance optique de caractères ou flouter ce qui ne doit pas être partagé. Plus besoin de capture d’écran ni de copier-coller entre deux applications.

Un réglage mérite un coup d’œil : « Détecter les fichiers » reconnaît les fichiers sous la sélection et propose de les joindre. Il est désactivé dans notre capture.

Des suggestions déclenchées par le presse-papiers

L’onglet Proactivité réunit les déclencheurs. Vous copiez un long texte ? Eney propose un résumé. Un montant est converti dans votre devise. Une heure l’est dans votre fuseau horaire, avec la possibilité de l’ajouter à l’agenda. Un texte en langue étrangère est traduit. Un numéro de suivi ouvre la page du transporteur, etc…

Donc, oui, clairement, Eney est là, partout et surveille donc ce que vous copiez.

Réunions : une transcription sans bot, mais pas sans cloud

Quand un appel démarre dans une application, Eney propose de le transcrire. Contrairement à ces plugins pour Google Meet ou Microsoft Teams, aucun bot ne rejoint la réunion. En contrepartie, il faut autoriser deux accès système : le microphone pour votre voix et l’enregistrement de l’audio du système pour celle des autres participants.

Attention, l’écran Réunions prévient que cet audio, voix des autres participants comprise, est transcrit dans le cloud via Setapp AI, donc non seulement les participants ne sont pas prévenus par défaut, mais en plus leur voix est envoyée sur des serveurs tiers. Par ailleurs, ce traitement consomme des crédits. Eney prépare ensuite les notes, les actions à mener et l’invitation de suivi. Vous pouvez aussi relier Google Calendar ou Apple Calendar pour voir les réunions à venir.

Des workflows à activer ou à planifier

Les workflows sont des routines prêtes à l’emploi. On les lance à la demande ou à heure fixe. Notre version en compte 23, classés avec des filtres comme Ton Mac, Ta journée ou Rédaction. Cinq sont déjà activés : Résumé des e-mails (du lundi au vendredi à 10h00), Planifier ma journée (11h30), Gestionnaire de dossiers, Alertes santé du Mac et Suivi de réunion.

Les deux workflows consacrés au Mac renvoient aux origines de MacPaw. Le Gestionnaire de dossiers surveille Téléchargements, Bureau et Documents et propose un rangement quand ils se remplissent. Les Alertes santé suivent le stockage, la mémoire, le processeur et les plantages.

Le reste du catalogue est plus varié. Le Planificateur de week-end propose trois plans par jour à partir de l’agenda, de la météo et des événements locaux. « Garder l'essentiel » lit la page ouverte et note les points clés, les affirmations fragiles et les avis opposés.

Dans notre exemple nous avons automatisé un briefing quotidien d’actualités. Il est possible de déterminer des thématiques, des sujets très précis (comme le nom d’une entreprise) et aussi de spécifier certaines sources à la main. Notons au passage que le résultat n'est pas traduit en français.

Notons en revanche qu’il n’est pas possible de concevoir un workflow de zéro et complètement personnalisé. Il faut forcément se baser sur un modèle pré-établi.

Entretien du Mac : ranger, libérer de l’espace, surveiller

Avec CleanMyMac, MacPaw s’est spécialisé dans l’entretien du Mac et plusieurs éléments font leur apparition au sein de l'assistant. Eney peut ainsi ranger le Bureau et les Téléchargements et régler de petites tâches, comme changer d’application ou ajuster un réglage. Il suffit de le formuler en langage courant, sans commande ni script.

Le Gestionnaire de dossiers surveille Téléchargements, Bureau et Documents, et propose un rangement quand ils se remplissent. Les Alertes santé du Mac suivent le stockage, la mémoire, le processeur et les plantages.

Eney peut également supprimer une application, mais simplement en la mettant dans la corbeille. Le processus et les fonctions d’entretien ne sont donc pas au niveau de CleanMyMac. L’idée est donc plutôt de mettre en place une routine quotidienne pour ranger, surveiller et prévenir.

Fichiers, images et vidéos

Eney est également capable de créer ou de modifier des documents. Il peut par exemple découper des fichiers PDF ou effectuer une conversion d’un format à l’autre. MacPaw explique que son assistant est également en mesure de générer et de retoucher des images, de raccourcir des vidéos ou de créer des codes QR.

Nous testons donc une retouche avec le même visuel envoyé à Lumo et à Duck AI lors de nos précédentes prises en main. L’idée est de retirer l’arrière-plan et de le remplacer par un fond neutre. Le visuel est de difficulté moyenne récupéré sur Shutterstock. L'objet au premier plan est une voiture dont le blanc ne tranche pas totalement avec l'arrière-plan et vient un peu se confondre avec le ciel.

Eney s’appuie ici sur les interfaces d’Apple Vision et demande la permission de les utiliser pour procéder à l’action. Et franchement le résultat est particulièrement décevant.

©Shutterstock

Eney Spell : un correcteur à activer soi-même

L’assistant dispose également d’un correcteur orthographique, lequel est désactivé par défaut. Comme pour les autres fonctionnalités, ce dernier consomme des crédits d’utilisation. L’entreprise explique que seules les phrases à vérifier sont envoyées vers un prestataire tiers. MacPaw a également mis des garde-fous en place. Nous y reviendrons.

Connecteurs : une vingtaine d’app pour s’initier à l’agentique

Eney embarque une vingtaine de connecteurs parmi lesquels nous retrouvons Mail, Calendrier, Notes, Gmail, Google Calendar, Google Drive et Google Tasks. Pour la gestion de projet, on trouve Asana, Atlassian (Jira et Confluence), Linear, monday.com, Notion et TickTick. Dropbox, Slack, Lucid, Slicktrip, Wiley et Apify complètent la liste. Ce dernier propose des outils de web scraping, c’est-à-dire d’extraction automatique de données sur des pages web.

Une fois connecté à l’agenda de Google, Eney est par exemple en mesure de faire un compte rendu de son planning ou d’effacer un rendez-vous.

Reste que cette liste est fermée. Eney n’est pas un client MCP ouvert. Il n'est donc pas possible d’y brancher le service de son choix.

Confidentialité et vie privée : ce qu’Eney envoie, garde et efface

Laissez votre Mac à un agent, ça peut être pratique, mais avouons-le, cela n’a rien de vraiment rassurant. En l'occurrence, l'assistant Eney a littéralement accès à tout et demande toujours plus de permissions système pour effectuer les tâches que vous lui demandez.

MacPaw Way Ltd., société basée à Limassol, à Chypre, est responsable de traitement.

Ce qui reste sur le Mac, ce qui part dans le cloud

Le traitement dans le cloud est activé par défaut. Votre requête, la conversation et les résultats d’outils nécessaires partent chez les fournisseurs d’IA. Restent sur la machine la lecture des fichiers, l’OCR, la détection de la langue et la base des mémoires. La dictée vocale passe par la reconnaissance vocale d’Apple, qui peut traiter l’audio sur ses serveurs.

La politique ne décrit pas de réglage pour couper le cloud. Elle indique seulement que certaines fonctions, comme les suggestions proactives ou Wand, se désactivent dans les réglages.

Qui reçoit vos données, et combien de temps

Pour Eney, MacPaw travaille avec plusieurs partenaires et notamment :

  • OpenAI : comprend vos demandes (mode Fast sur Mac) et crée les embeddings de la mémoire. Conservation jusqu’à 30 jours.
  • Anthropic : fait tourner le mode le « Plus approfondi », et génère les résumés, les notes de réunion et la correction. Suppression sous 30 jours.
  • Google : génère les images, à partir du seul texte de la demande. Conservation jusqu'à 30 jours.
  • ElevenLabs : transcrit les réunions. Audio et transcription sont effacés dès le retour de la transcription, avec des sauvegardes qui peuvent subsister 30 jours.

MacPaw affirme ne pas utiliser vos données personnelles pour entraîner des modèles tiers et ne pas les vendre. Vos conversations se synchronisent entre vos appareils. Elles sont chiffrées sur les serveurs, mais pas de bout en bout. Avec un chiffrement de bout en bout, seuls vos appareils détiennent la clé et personne d’autre ne peut lire les échanges, pas même l’éditeur. Ici, MacPaw peut donc techniquement y accéder, et la politique limite cet accès à son personnel autorisé. Vos fichiers, eux, ne sont pas envoyés.

On a quand même eu quelques sueurs froides en testant...

Fonction par fonction : où les données circulent

Mémoire : les souvenirs sont stockés sur le Mac, mais leur texte est envoyé à OpenAI pour créer les embeddings.
Presse-papiers : les 50 derniers éléments restent en mémoire vive. Un élément n’est envoyé au fournisseur d’IA que si vous le collez dans une discussion ou si vous acceptez une suggestion.
Wand : la sélection et la reconnaissance du texte se font sur le Mac. “Traduire” et “Créer un événement” envoient le texte reconnu. “Ask Eney” envoie votre question et la capture d’écran.
Spell : le texte vérifié part chez Anthropic, jusqu’à 8000 caractères par requête.
Réunions : l’audio va chez ElevenLabs, via MacPaw et Setapp. La transcription et vos notes vont chez Anthropic.

Télémétrie, droits et prudence

MacPaw analyse l’usage avec son propre système. Un filtre automatique tente de retirer noms, e-mails, téléphones et numéros de carte, mais il laisse passer les noms de fichiers et les mots de passe tapés dans une discussion. Le correcteur orthographique ne vérifie pas les champs de saisie des mots de passe, de paiement ou de code de vérification. Par ailleurs il n’est pas actif au sein des gestionnaires de mots de passe. La politique cite les droits du RGPD (accès, effacement, opposition, portabilité). Mais le bon sens prévaut et mieux vaut s’abstenir de partager des informations sensibles.

À qui s’adresse Eney ?

Les néophytes de l’IA agentique

Si vous aimez bidouiller et que vous avez déjà monté votre serveur OpenClaw sur une machine à 128 Go de RAM, félicitations, vous êtes riche. Et Eney n’est certainement pas pour vous.

L'assistant de MacPaw cible plutôt les novices qui souhaitent aller en douceur au-delà du chatbot classique vers une IA agentique clé en main. C'est la cible première de Meta avec Muse et celle d’OpenAI avec ChatGPT Dots.

Eney reste donc une IA agentique grand public et l’absence de gestion de serveur MCP risque de faire grincer quelques dents. Pour l’heure, il est impossible de connecter Eney à Microsoft 365 (Outlook, Teams, OneDrive), Trello, Todoist ou Zapier par exemple.

Quels sont les tarifs d’Eney ?

14 jours d’essai et 10 000 crédits

Eney se télécharge gratuitement. L’essai dure 14 jours et offre 10 000 crédits IA. Quand le délai est écoulé ou que les crédits sont épuisés, il faut souscrire un abonnement de crédits.

Starter, Boost ou Power : trois paliers mensuels

FormuleCrédits par moisPrix mensuelPrix pour 1000 crédits
Starter10 00014,99 dollars1,50 dollar
Boost25 00029,99 dollars1,20 dollar
Power50 00049,99 dollars1,00 dollar

Ces crédits passent par Setapp, la plateforme d’applications pour macOS de MacPaw. Elle possède un service d’IA intégré et chaque requête IA d’une application passe par lui et consomme des crédits du solde Setapp.

La consommation dépend de la longueur du message, de sa complexité et du modèle choisi. Soulignons que par défaut, évidemment, Eney est configuré avec le modèle de réflexion le plus approfondi, et donc celui qui consomme le plus de tokens. Les crédits mensuels non utilisés expirent à la date de facturation. Les recharges restent valables 12 mois. MacPaw ne chiffre pas le coût d’un résumé d’e-mails ou d'une transcription. Pour voir en détail sa consommation, il faut se rendre au sein du panneau d’administration de Setapp.

Quelles sont les alternatives pour néophytes ?

Eney appartient à une famille d’assistants IA que l’on nomme, que l'on configure et à qui l'on délègue du travail, comme à un collaborateur. D’autres acteurs proposent des fonctions proches sans cette mise en scène : l’agent est greffé sur un chatbot.

Meta Muse et ChatGPT Dots : des assistants personnifiés, ouverts au grand public

Meta a annoncé Muse le 8 septembre 2026. Vous fixez un objectif, Muse propose un plan, l’exécute et revient demander une validation. Il continue de travailler après la fermeture de l’application et se pilote comme une messagerie, dans l'application ou sur WhatsApp. Meta a aussi présenté un avatar animé, avec lequel on converse en vidéo, dont le déploiement reste à venir. Muse est gratuit pour la plupart des usages, avec des abonnements pour aller plus loin. Il n’est lancé qu’aux États-Unis, sur iOS, Android et muse.ai. Meta dit l’exécuter dans une machine virtuelle dédiée dans le cloud et assure ne pas partager les conversations avec ses systèmes publicitaires.

OpenAI a présenté ChatGPT Dots le 29 septembre 2026. Un « dot » est un agent qui continue de travailler quand la conversation s’arrête. Il a son propre ordinateur dans le cloud et se connecte à plus de 4 000 applications. On lui donne un nom et un personnage. Le premier dot est inclus avec les abonnements Pro et Business Premium. Le plan Pro l’exclut toutefois dans l’Espace économique européen, en Suisse et au Royaume-Uni. Son accès à votre ordinateur est désactivé par défaut.

Eney se rapproche de ces deux services même si Muse et les dots tournent dans le cloud, alors qu’Eney s’installe sur le Mac.

Qu'en pense-t-on ?

Comme bien souvent avec les apps de MacPaw, l'interface est léchée, dynamique, agréable et engageante. Peut-être même un peu trop engageante. Au milieu d'un fil de discussion, on est souvent dérangé pour installer la version iPhone, pour effectuer une tâche avec des raccourcis omniprésents. Pour MacPaw, l’objectif reste de vendre un maximum de crédits, et ça se sent un peu trop à notre goût.

L'ouverture et la fermeture de l'agent, en double-tapant la touche Option, sont bien pensées. Le personnage bizarroïde et polymorphe surgit du bord de l’écran, à droite, à gauche, en haut, en bas, on ne sait jamais trop et ça donne un côté un peu ludique. Mais à l’ouverture, on retrouve la discussion précédente. On aurait apprécié un réglage pour initier d’emblée un nouveau chat à l’ouverture. Il faut donc systématiquement presser CMD+N pour recréer un nouveau contexte.

Mais le principal problème d’Eney c’est qu’avec cette fenêtre flottante, on a immédiatement envie d’en faire une alternative à Alfred App ou Spotlight, c’est-à-dire une invite de commande universelle dopée à l’IA. Or Eney n’est pas un launcher par nature. On l'a trouvé un peu trop bridé notamment avec ses multiples demandes d’approbation. C'est par exemple le cas pour l’ouverture ou la fermeture d’une application. Il est possible de forcer l'ouverture d'une app sans devoir donner son accord, en ajoutant une préférence en mémoire, mais pas sa fermeture. Et, soit dit en passant, c'est un peu stupide puisque cette app pourrait être vérolée. Il est possible de forcer des autorisations pour la conversation en cours, mais pas pour les suivantes. Bref, on se retrouve avec une sorte d'hybride qui peut prendre l’apparence d'un compagnon launcher sans toutefois en proposer les fonctionnalités.

Enfin, l'éditeur lui-même, MacPaw, nous semble un peu trop intrusif en installant en plus son app store avec un raccourci dans la barre de menu qu’il n’est possible de quitter qu’en terminant le processus depuis le Moniteur d’activité. Il s’octroie en plus le droit de venir s’intégrer directement dans les favoris du Finder pour y placer les applications de Setapp. WTF ?

Eney
    7 / 10

    Eney séduit par son interface soignée, sa bonne intégration à macOS et les modèles de langage de pointe sur lesquels il repose. Sa proactivité sur les tâches en fait une porte d’entrée accessible vers l’IA agentique. Il manque en revanche d’autonomie : les demandes de permissions sont excessives, les workflows se limitent à des modèles prêts à l’emploi et l’absence de connexion MCP empêche d’ajouter ses propres services. Le manque d'un launcher intégré et la présence trop intrusive de Setapp à l'installation ajoutent des frictions à un assistant qui promet justement de les supprimer.

    Les plus
    • Interface léchée et conviviale
    • Bonne intégration à macOS
    • Excellente introduction à l'IA agentique
    • Pro-actif sur les tâches
    • Basé sur des LLM de pointe
    Les moins
    • Peu autonome, demandes de permissions excessives
    • Pas de connexion MCP
    • Workflow sur template uniquement
    • Pas de launcher intégré
    • Setapp trop intrusif